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À La Réunion, on n'achète pas une maison, on entre dans une histoire par TF1 Info avec CENTURY 21

Publié le 07/06/2026
Île intense, île d'exception, La Réunion est un territoire qui défie toutes les comparaisons : un volcan actif, des plages de sable blanc, des cirques à plus de 3 000 mètres d'altitude, et une mosaïque de cultures qui a appris, depuis des siècles, à vivre ensemble comme nulle part ailleurs. C'est ici que la ligne des 400 mètres partage les modes de vie autant que les prix, que la case créole du XIXe siècle côtoie la villa d'architecte contemporaine, et que l'immobilier porte en lui toute la mémoire de l'île. Découvrez avec CENTURY 21 Lancastel à Saint-Denis un marché unique au monde, raconté par Morvan Giral, un Breton qui a choisi La Réunion il y a vingt-six ans et n'a jamais eu envie de repartir.

Morvan Giral est arrivé de métropole en 1999. Breton d'origine, il pensait peut-être passer quelques années sur l'île. Il y est toujours, vingt-six ans plus tard, avec quatorze collaborateurs, une agence à Saint-Denis et une connaissance du territoire qui s'est construite quartier par quartier, altitude par altitude. Car à La Réunion, résume-t-il d'emblée, parler du marché immobilier en bloc n'a aucun sens. "La ligne des 400 mètres est comme une frontière. L'immobilier en dessous, l'immobilier au-dessus, deux modes de vie complètement différents." En bas, les zones urbaines, les commerces, la chaleur. En haut, les vues exceptionnelles, la fraîcheur, les Hauts où, lui-même habite, à 700 mètres d'altitude. Et entre les deux, une infinité de microclimats. "Samedi dernier, par exemple, dans le nord, des pluies diluviennes sont tombées, pendant que l'ouest profitait d'un soleil éclatant sur les plages de Saint-Gilles" raconte-t-il.

L'agence travaille principalement à Saint-Denis, la capitale, et à l'ouest de l'île, autour des stations balnéaires de Saint-Gilles et Saint-Paul. Ici, une règle de proportion s'applique. Dans le nord, "on commercialise deux tiers d'appartements pour un tiers de maisons. Dans l'ouest, c'est l'inverse. Les prix oscillent autour de 2 400 euros le mètre carré pour un appartement à Saint-Denis, et 380 000 euros en médiane pour une villa." Mais la fourchette est large, de la petite case créole en tôle jusqu'à la maison d'architecte à 800 000 euros. À La Réunion, affirme Morvan Giral, "c'est l'entrée de gamme, le moyen de gamme et le haut de gamme, tout en même temps".

L'île qui a appris à vivre ensemble

Ce qui rend La Réunion véritablement singulière, ce n'est pas seulement son paysage, le volcan qui se réveille deux ou trois fois par an, les cirques de Cilaos et Mafate accessibles uniquement à pied, les plages de l'Hermitage baignées d'un lagon turquoise, c'est son histoire humaine. Catholiques, hindous, musulmans, bouddhistes, toutes ces communautés sont arrivées à peu près en même temps, ont grandi ensemble, ont appris à se connaître, à partager leurs fêtes. "Depuis le début de l’année, nous avons célébré trois réveillons de nouvel an", sourit Morvan Giral. Le nôtre d’abord, puis le nouvel an chinois en janvier, et l'indien au printemps. Cette cohabitation ancienne a fait éclore un vivre-ensemble apaisé, coloré, qui se lit jusque dans l'architecture. Les maisons des familles d'origine malbar arborent du rouge, du jaune, du bleu, les couleurs de Shiva et de Ganesh. Les quartiers chinois ont leurs temples. Et partout, cette architecture créole typique chantonne aux cœurs des airs chaloupés, avec ses varangues ombragées, ses barreaux en bois ouvragé, ses toitures en tôle.

Histoire d’une case, histoire de mémoire

Parmi les belles histoires de Morvan Giral, il y a celle d'un couple de métropolitains, des médecins arrivés au CHU de Saint-Denis avec leurs critères franciliens bien arrêtés. Ils voulaient une maison moderne, faite de matériaux contemporains, respectant les codes d’une architecture du XXIe siècle. Morvan Giral, les écoute, et décide de leur présenter autre chose : une des plus belles cases créoles de Saint-Denis, construite au XIXe siècle, chargée de mémoire. Ils résistent un peu. Il insiste doucement. Il leur parle de l'histoire de l'île, leur explique que la modernité peut cohabiter avec l'authenticité, que les Bâtiments de France veillent sur l'enveloppe mais que l'intérieur peut être entièrement repensé. Ils finissent par accepter de visiter. Et puis ils achètent, coup de cœur. Comme un cadeau de bienvenue, Morvan Giral leur offre la généalogie complète des propriétaires de la case depuis 1824. Ils intègrent la chaîne des familles qui y ont vécu, des vies qui se sont croisées entre ces murs. "Pour la première fois de notre vie, m'ont-ils dit, on a senti à travers l'acquisition d'un bien toute la richesse de ce qu'il représente. On se dit aujourd'hui qu'on est totalement intégrés à l'histoire de La Réunion à travers cette case." Il y a des ventes qui ressemblent à des réconciliations.

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